Le schizophrène homo sapiens – épicentre de son univers – est vaniteux, au point de volontiers manipuler un entourage pressenti hostile ; il satisfait son hypertrophique ego, se défoulant à cancaner comme les ‘besaciers’ de Jean de La Fontaine (Livre I, fable 7).

Il s’en prend à son espèce, ainsi à soi-même, avec amusement ou colère au gré de son humeur et se surprend sadomasochiste à taper du sucre sur le dos des copains (qualificatif un peu rapide), alors qu’il sait ne pas être immun des condamnations projetées à la ronde.

Ainsi naît la satire, émanation d’un monde imparfait eu égard à ceux imaginés par le fauve indompté qu’est l’humain aux mythes forgés pour voiler ses lacunes de bonne volonté, alors qu’il est plus vif à se défendre contre les incursions de toutes parts foulant son pourpris.

Surabonde l’agressivité tirée de l’autodéfense ; mais, la contrepartie – l’ouverture d’esprit – fait défaut. Or, sont vitales l’une et l’autre de ces composantes des relations pour tantôt survivre, tantôt s’épanouir.

Ainsi, plaçant son ‘Epître aux congénères’ sous les auspices de l’alternante suprématie des divinités jadis en vogue [les Érotes (Amour dans ses différents états : besoin, désir et possession), et les soeurs Kères (artisanes de mort violente)], un satiriste parmi d’autres, l’auto-divinisé trinitaire Ursidé, Vieil Ours, Plantigrade, variantes du même dieu Ours de Soomaa… se défoule.

Rebelle à l’idée de sombrer dans l’oubli sans avoir laissé une trace utile, Vieil Ours épanche ses réflexions entremêlées libertines et cyniques de vieil érudit goliard, pseudo-religieux défroqué de notre siècle… à la lueur intermittente de quasi atemporels repères aux noms de Mère Teresa, Elsa Brändström, Alexandra David-Néel. Et c’est sur une citation de celle-ci, phare indistinct dans l’épais brouillard que s’achève l’Épilogue de l’Ouvrage au Tome III.

En attendant, place aux essais plaisantins, caricaturaux et philippiques, parfois licencieux, toujours irrévérencieux à l’égard de celles et de ceux qui se sont imprudemment hasardés au-delà de ce que l’Ursidé croit être le bon sens dicté par l’empathie.

Les deux premiers tomes sont satiriques, le troisième est à dominante lyrique. Le Tome I est achevé, les deux autres ont vocation à être complétés pour en faire d’ici fin 2018 un ensemble de trois documents de 350 pages chacun, environ. Les 6 pages des Prolégomènes (8 à 13) du Tome I expliquent contenu, agencement et style de l’ensemble de l’Ouvrage ;

Agréable lecture, Chers congénères besaciers, qui reconnaîtrez autrui, jamais vous-mêmes.

L’auteur : Eloutarga KARoU [L’Ours (philosophe) qui a l’expérience de la vie]

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TOME I

      

TOME II

      

TOME III